Merci Hamlet

   

Que faire d'un sujet quand tout ce qui s'y rapporte devient problématique ?

Tout, oui tout.

Tout parce que finalement même les bons côtés sont problématiques. Petit frère des pauvres, que faire ? Laisser aller et penser que tous ces coups et ces blessures renforceront une carapace imaginaire, et que, en fin de compte tu ne sentiras plus rien, résigné que tu seras. 

Peut-être. 

Ou bien balancer le sujet par la fenêtre et ne pas plus s'en soucier que les vieilles loques suspendues aux fils des bidonvilles. L'oublier, le laisser tomber au fond du gouffre, là où tu gis en ce moment à cause de lui. Un juste renvoi d'ascenseur. Ou bien encore faire front, tête haute. 

Prendre le sujet et ces problèmes à bras le corps, combattre jusqu'à la mort, n'écouter que soi. Lancer l'assaut et vivre pour lui, quitte à mourir pour lui, pour cette idée.


Est-ce que je dois me comporter comme un paillasson, un vulgaire tapis de sol attendant les miettes qu'on me lancera comme dans un zoo ? Ou bien dois-je être ce lion rugissant que tout le monde déteste, mais que tout le monde craint ? 

Faire le mort ou le survivant, être ou ne pas être, telle est la question.