C'est la fête, foraine  
   

Je suis allé à la découverte du monde, et j'ai trouvé en chaque personne quelque chose de bien, d'attirant, de fascinant. Maintenant, après coup, j'y repense. Je redécouvre avec ces personnes leur "quelque chose" que j'aimais et qui m'attire toujours. Ce "quelque chose" a changé, mué, a été transformé par quelque accident, que sais-je ? 

Et j'ai moi-même traversé des dunes, ces vagues de sables d'or incendiaires. Mais ce "quelque chose" persiste et signe cette personne. Au diable pour le définir. Il est resté, malgré moi, malgré l'autre.

C'est peut-être hypocrite ou prétentieux, je ne sais, de penser ça. Sûrement prétentieux, puisque les "autres" sont pensés, ici, en fonction de "moi", et hypocrite perce qu'en fait les "autres" sont valorisés, mais donc forcément le "moi" aussi, mais de façon perfide et détournée. Mais comment se valoriser en fonction de ce que les autres nous apportent sans être prétentieux et hypocrite ? Je vous le demande.

Bref, ce "quelque chose d'attirant" est resté. Comme la lumière au bout du tunnel, comme le logis tant espéré à la fin d'une rude journée, comme, donc, une lueur d'espoir. Mais l'espoir en quoi ? 

Un espoir contre l'amour qui nous fuit après tant d'années de présence ? 

Contre le temps qui nous assène un grand coup dans la gueule - si soudainement- de bois ?

Un espoir contre l'aigrissement de la vie, les désirs refoulés et les combats perdus, les amours envolés et les retours sur Terre, sans cesse plus douloureux ? Peut être. 

Cette étincelle brille néanmoins et illumine une nuit d'indécision. Une bouée de sauvetage alors ? Ou bien une contribution personnelle d'éclairage sur la crypte de la vie, sombre, hostile ? Il faudrait casser ici, et là, et la lumière apparaîtra. Alors la lumière aura décryptée les secrets de la vie. du gnan gnan oui !


C'est purement égoïste, eh oui ! Je vous ai aimé et vous aime encore. J'ai suicidé à chaque fois l'amour à son sommet pour ne pas le voir retomber. Car il est plus prestigieux pour l'oeil de regarder le fond de la vallée d'où on vient, que le haut du sommet d'où on est tombé. Idioties ! Un sommet se contemples à 360°, surtout si tu y as foutu les pieds ! Et rien ne t'empêche d'y monter encore et encore !

Non, la vérité est ailleurs... il est vrai que, après une longue montée, douloureuse et réellement pénible, les sommets se sont enchaînés, comme des montagnes russes, et que je suis passé de l'un à l'autre avec l'agilité et la facilité de la liane utilisée et asservie de Tarzan.

Certes, l'exemple rend Tarzan l'égal de Satan, ce qui n'est pas très réjouissant pour lui. Mais qu'importe, vient un moment où le tour s'arrête, le mouvement ralenti doucement et on veut faire une deuxième tour ? Oui ? Bien ! Eh ben on repaye ! Et hop, c'est reparti comme en quarante ! Et que vogue la galère. 

Mais voilà le problème, ce tour là, tu le connais déjà, alors il s'agirait peut-être de changer de manège, non ?