1ère division du monde en deux  
   
L'optimisme est d'abord le contraire du pessimisme. 

C'est évident, donc nul besoin de s'y attarder. Cela dit, le pessimiste s'enferme inévitablement dans un cercle dit "vicieux" du genre : je me plains donc je suis aigri, et plus je suis aigri plus je me plains. 

L'optimiste en revanche jouit de ce que l'on appelle le cercle "vertueux" : tout me plait donc je suis joyeux, et plus je suis joyeux plus tout me plait. L'optimiste, donc, cherche et trouve en toutes occasions les aspects positifs. 

Puis, de part le cercle vertueux qui l'anime, les occasions de l'optimiste sont perçues comme de plus en plus pleines d'aspects positifs. Ainsi, l'optimiste est heureux, car par habitude il  ne voit plus que le bon côté des choses. 

Il en va de même du pessimiste qui ne voit que le mauvais. L'un étant un imbécile heureux, l'autre un moralisateur cynique. Et puis à force, optimiste ou pessimiste, on s'emmerde et on cherche ailleurs de bons ou de mauvais aspects. L'ailleurs tombe en général sur les autres, cela va de soi. Mais cela prouve aussi que ces deux courants ne sont rien d'autre que des doctrines. 

L'optimiste va en effet chercher à convaincre ses proches que malgré leurs "râleries", tout ce qu'ils font est bien et que ce qui leur arrive n'est pas si mal et de toute façon c'est pas leur faute. 

Le pessimiste, au contraire, va sans cesse jouer l'avocat du diable, désarmant son prochain, lui faisant quitter une route qu'il juge non carrossable et lui assurer que ce qui leur arrive n'est pas bien, mais c'est normal puisqu'ils n'ont pas pris le bon chemin. Voilà pourquoi l'un est un imbécile heureux et l'autre un moralisateur acharné et cynique. 

Alors, que faire ? 

Quelle voie choisir ? 

Aucune des deux ne paraît être bien évidemment une réponse pleine de bon sens. Très chère, nous étions fait pour nous attirer, mais lequel d'entre nous se laissera endoctriner afin que nous nous assemblions ? 

Si je me plie à toi, je ne serais plus moi. Et si tu te plies à moi, tu ne seras plus toi. Que faire dès lors à part nous détruire petit à petit ? 

Je te l'avoue, je ne me vois pas autrement que moralisateur, ça me plait trop. Mais je sais portant d'expérience que cela ne réussi pas. Je vais donc continuer à vivre ma vie et continuer, malgré tout le mal que cela ma fait, à me demander que choisir. 

La paix par l'idiotie ou l'idiotie par la paix ? Allons bon, ne soyons pas pessimistes ! Tout peut s'arranger si l'on a la foi. 

En quoi, je ne sais, mais le bonheur tient à peu de choses, isn't it ?