L'optimisme est d'abord le contraire du pessimisme.
C'est évident,
donc nul besoin de s'y attarder. Cela dit, le pessimiste s'enferme inévitablement
dans un cercle dit "vicieux" du genre : je me plains donc je
suis aigri, et plus je suis aigri plus je me plains.
L'optimiste en revanche jouit de ce que l'on appelle le cercle
"vertueux" : tout me plait donc je suis joyeux, et plus je suis
joyeux plus tout me plait.
L'optimiste, donc, cherche et trouve en toutes occasions les aspects
positifs.
Puis, de part le cercle vertueux qui l'anime, les occasions de
l'optimiste sont perçues comme de plus en plus pleines d'aspects
positifs. Ainsi, l'optimiste est heureux, car par habitude il ne
voit plus que le bon côté des choses.
Il en va de même du pessimiste
qui ne voit que le mauvais. L'un étant un imbécile heureux, l'autre un
moralisateur cynique.
Et puis à force, optimiste ou pessimiste, on s'emmerde et on cherche
ailleurs de bons ou de mauvais aspects. L'ailleurs tombe en général sur
les autres, cela va de soi. Mais cela prouve aussi que ces deux courants
ne sont rien d'autre que des doctrines.
L'optimiste va en effet chercher à convaincre ses proches que malgré
leurs "râleries", tout ce qu'ils font est bien et que ce qui leur arrive
n'est pas si mal et de toute façon c'est pas leur faute.
Le pessimiste, au contraire, va sans cesse jouer l'avocat du diable, désarmant
son prochain, lui faisant quitter une route qu'il juge non carrossable et
lui assurer que ce qui leur arrive n'est pas bien, mais c'est normal
puisqu'ils n'ont pas pris le bon chemin. Voilà pourquoi l'un est un imbécile
heureux et l'autre un moralisateur acharné et cynique.
Alors, que faire ?
Quelle voie choisir ?
Aucune des deux ne paraît être
bien évidemment une réponse pleine de bon sens. Très chère, nous étions
fait pour nous attirer, mais lequel d'entre nous se laissera endoctriner
afin que nous nous assemblions ?
Si je me plie à toi, je ne serais plus
moi. Et si tu te plies à moi, tu ne seras plus toi. Que faire dès lors
à part nous détruire petit à petit ?
Je te l'avoue, je ne me vois pas
autrement que moralisateur, ça me plait trop. Mais je sais portant d'expérience
que cela ne réussi pas. Je vais donc continuer à vivre ma vie et
continuer, malgré tout le mal que cela ma fait, à me demander que
choisir.
La paix par l'idiotie ou l'idiotie par la paix
? Allons bon, ne soyons pas pessimistes ! Tout peut s'arranger si l'on a
la foi.
En quoi, je ne sais, mais le bonheur tient à peu de choses, isn't
it ?
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