Cupide, on s'en fout ! |
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| C'est un truc de fou une nana. J'avais cru réussir à m'en être débarrassé. D'elles et de tous ces sentiments bizarres, complexes et incontrôlable qu'elles savent si bien engendrer. Petit à petit, j'avais viré des couches de sentiments et des couches de nanas. Et plus ça allait et plus je me sentais libre de toutes, belles, blonde et connes, toutes. Et puis voilà pas que je la croise sur mon chemin, elle en la voyant, je me sens encore plus libre qu'avant, je me sens flotter en allant la voir et redescendre doucement en la quittant, en allant rejoindre le monde des fous. Elle est devenue mon bol d'air, mon tapis volant, c'est copine. La seule que j'ai, celle qui me fait vraiment cette impression bizarre, complexe et incontrôlable. Putain mais copine, pourquoi tu vas à Grenoble ? Ton gars il est garagiste ou quoi ? J'aurais tellement aimé rester près d'elle encore un peu plus ce soir, à regarder une émission à la con, mais juste pour la sentir tout près, juste là, avec son ventre qui fait des petits bruits bizarres, complexes et apparemment incontrôlables. J'aurais préféré rester dans ce nid douillet, au creux d'elle, plutôt que d'aller me geler les couilles dans les catacombes. Et pourtant, je ne l'aime pas vraiment, enfin je ne l'aime pas comme on aime d'habitude. Bon, à chaque fois je dis ça quand je suis vraiment accroc, mais…Tiens, un message de mon meilleur pote…Fais chier, ce con il veut pas bouger de chez lui. Donc oui, je disais que l'amour était quelque chose de complètement intolérable, il fait dire n'importe quoi, je préfère nettement l'amitié. Non mais bon, parce que dans tout ça elle a un gars et elle se casse à Grenoble pour ses études dans une semaine, faudrait pas tomber amoureux non plus, merde. |