Je
Je reçois le journal
d’aujourd’hui et en premier, comme d’habitude, je jette un coup
d’œil sur les petites annonces ; une d’entre elle disait : "
Laboratoire d’ Orsay, cherche volontaire pour tester machine ".
L’annonce est floue, peut-être tenterais-je l’expérience ? Ils ne
précisent pas ce que cette machine effectue au juste…
Je me rend à
l’adresse, me présente et déjà 2 volontaires attendent là, assis.
Arrive un homme en blouse blanche, cheveux sur les côtés, crâne dégarni,
lunettes, dans les 50 – 55 ans, certainement un savant, il nous
demande de le suivre, il nous conduit dans une énorme salle où, en son
centre, se trouve une étrange machine. La machine... je verrai si je
suis venu pour rien…
Cette machine se présente
sous une forme assez complexe : au centre un siège proche de celle
d’une voiture, autour de celle-ci se tient un écran panoramique de
360 ° le tout recouvert d’un dôme noir.
Le savant commence :
" Je me présente, Docteur Martin, historien depuis près de
30 ans, spécialisé dans les tragédies du 20ème siècle.
Cette machine devant vous est une merveille : elle diffuse des images
historiques, celle des événements tragiques du 20ème siècle".
" Quel vaniteux ce
mec ! ", me souffle un des volontaires, il est vrai que dans la façon
dont s’exprime le Docteur Martin, il y ressort une monstrueuse vanité
que même moi, je n’arrive à égaler.
Premier à être appelé,
je m’installe dans la machine, Dr Martin me ceinture, à quoi cela
sert-il ? je vais juste regarder un écran…le docteur enclenche le
système et l’écran s’allume, mais s’éteint tout de suite après.
Il appuie à nouveau sur le bouton et sans prévenir, un éclair de lumière
blanche aveuglante apparaît…la machine vibre très fortement, je ne
peux tenir en place. Sans la ceinture je serai déjà affalé sur le sol
; la pression devient insupportable ; je devine autour de moi que tout
est en train de disparaître pour laisser place à un autre endroit.
Petit à petit je découvre l’intérieur d’un avion. L’engin
s’arrête et sur l’écran panoramique je lis : " Mission 1
"
11 septembre 2001
Le message s’efface
pour laisser en apercevoir un autre : " Empêchez les avions de
s’écraser ". L’engin disparaît et me voici assis sur le
siège F03. A mes cotés se trouve un homme assez grand, typé Extrême-Orient,
barbu et une femme assez excitée lorsqu’elle regarde par la fenêtre.
Son visage s’éclaire quelques instants après, lorsqu’elle aperçoit
la ville de New-York. A ce moment précis, l’homme barbu se lève et
se dirige vers le cockpit ; " mesdames messieurs, nous amorçons
notre descente vers l’aéroport Kennedy. Nous sommes le 11 septembre
2001, il est exactement 9 h 10 " ; par ces mots, je m’affole, je
me souviens de ce fameux jour où tout bascula aux États-Unis. Il
fallait que j’empêche l’avion de s’écraser…
Avant que le pro-Ben Laden
n’arrive au cockpit, je cours vers lui, je le projette violemment au
sol ; un autre terroriste fonce sur moi, alors j’empoigne le couteau
de l’allongé et avant que le terroriste me saute au cou, j’enfonce
le couteau de toute sa lame dans son corps qui s’écroule violemment.
Ll’autre fit de même lorsque ce fut son tour. A ce moment, après un
flash de lumière, je me retrouve placé sur le siège de la machine je
ne sais comment. Elle vibre comme la première fois, la pression reste
encore insoutenable. L’endroit ne change pas, je suis toujours dans un
avion…n’aurais-je pas réussi la mission ?…pas du tout ;
rappelez-vous, il y a 4 avions qui se sont écrasés le 11 septembre. Me
voici dans le second ; bien avant qu’un terroriste ne se lève, je
scrute chaque rangé de siège pour apercevoir des barbus arabes. En
voilà deux assis côte à côte avec une autre personne entre les deux.
J’annonce à l’homme innocent qu’il est demandé par le commandant
de bord ; surpris, il se lève et se dirige vers l’avant du véhicule.
Je prends sa place, je n’ai pas beaucoup de temps pour agir. Je me
trouve assis entre les deux terroristes, je sors le couteau de l’autre
regretté, et j’enfile le deux hommes barbus d’un geste rapide.
Alors qu’ils essayent de m’étrangler, je sens déjà la machine qui
trépide, prête à m’envoyer dans le troisième avion…
Cet avion-là est vide
de tout barbus fanatiques. Je marche vers le cockpit, frappe à la porte
malgré les refus des hôtesses. Enfin à l’intérieur, tout semble
aller ; pourtant 4 avions vont être détruits ce jour-là. Je ne sais
pas ce qu’il se passe. Soudain, le commandant dirige l’avion vers le
bas, un de ses adjoints se lève pour l’arrêter mais un autre le
menace avec une arme et lui dit de ne rien tenter. Le commandant va
volontairement faire écraser l’avion…voilà pourquoi un appareil a
été retrouvé en Pennsylvanie !
Sans qu’il s’en
rende compte, je donne un coup de poing à l’homme armé et lui tire
une balle dans la jambe afin qu’il ne dérange plus. J’enlève le
pilote de son poste après un courte lutte et le copilote prend sa place
et remet en ligne l’appareil alors en piste vers un fabuleux crash.
Le pilote aurait été
impliqué dans l’affaire et pris de remords aurait fait écraser
l’avion bien avant son arrivé à Washington.
4 avril 1968
Je suis de retour dans
la machine infernale, elle se remet à frémir, un autre décor
s’installe, je me trouve dans une ville, il fait nuit. Un nouveau
message se dévoile : " Mission 2 ", il disparaît, un
autre prend le relais : " Sauvez Martin Luther King
".